Publicado: 12 agosto 2023 a las 10:00 am
Categorías: Artículos
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L’éducation, la santé, l’immigration, les arts, la culture, le sport et le tourisme ainsi que les affaires francophones et les services municipaux sont les six grandes priorités de la SFM pour les élections provinciales.
PHOTO : LA PRESSE CANADIENNE / JOHN WOODS
Le renforcement du Bureau de l’éducation français (BEF) figure en tête de la liste des priorités électorales de la Société de la francophonie manitobaine (SFM). L’organisation a publié vendredi un document avec ses demandes pour les partis politiques.
L’éducation, la santé, l’immigration, les arts, la culture, le sport et le tourisme ainsi que les affaires francophones et les services municipaux sont les six grandes priorités de la francophonie manitobaine, selon la SFM.
L’organisation porte-parole indique avoir consulté d’autres organisations communautaires dans l’élaboration de cette liste de priorités (Nouvelle fenêtre).
Un document décrivant nos priorités et nos recommandations concernant ces priorités a été envoyé à chaque parti politique principal
, souligne le communiqué.
Le document est accompagné d’un questionnaire demandant de connaître la vision de chaque parti sur ces questions clés. Les réponses seront publiées sur le site web de la SFM au fur et à mesure de leur réception
, ajoute-t-elle.
Le document électoral de la SFM affirme que l’éducation française est le principal véhicule assurant la vitalité et la survie de la minorité d’expression française du Manitoba
. Il propose cinq recommandations.
La première est le renforcement du BEF. Elle ne fournit pas de détails outre faire valoir l’importance capitale
de l’institution pour les élèves au Manitoba. Le BEF fait le lien entre les écoles françaises dans la province et le ministère, et élabore des ressources d’enseignement en français, entre autres.
En 2017, le sous-ministre adjoint au ministère de l’Éducation responsable du BEF a été muté et le BEF est passé sous la responsabilité d’un sous-ministre adjoint anglophone.
Ce changement à une entité qui a joué un rôle névralgique dans la promotion de l’enseignement du français auprès du ministre de l’Éducation depuis les années 1970 avait provoqué l’ire de la francophonie.
La deuxième recommandation de la SFM en matière d’éducation concerne la petite enfance. Elle demande à ce que le gouvernement favorise davantage le développement d’un continuum de l’éducation en français de la petite enfance jusqu’au postsecondaire et à la formation continue
.
Le système de la petite enfance est actuellement en crise. Le système souffre, entre autres, d’un manque de financement et des longs processus afin d’accéder à de nouveaux octrois d’opération de la province
, déclare la SFM. Elle souligne aussi la pénurie de personnel.
La SFM réclame par ailleurs que l’éducation française et d’immersion soit financée de matière à ce que tous les parents qui le veulent puissent envoyer leurs enfants à une école francophone. Elle demande aussi un appui pour le développement de l’Université de Saint-Boniface.
Le domaine de la santé arrive en seconde position des priorités de l’organisation : la SFM demande aux partis de s’engager à contrer un recul des services en français occasionné par la pandémie.
Certains acquis, comme l’offre active de services en français dans le cadre du service d’information téléphonique Health Links-Info Santé, ont notamment été perdus durant la pandémie, et ce, au moment précis où l’accès à l’information dans la langue de la minorité était le plus critique
, note le document.
Alors que ces services téléphoniques étaient offerts depuis le Centre de santé de Saint-Boniface par une équipe bilingue, ceux-ci ont été transférés à l’hôpital Misericordia, ce qui a mis fin à l’accès rapide et, surtout, garanti en français
, poursuit-il.
La SFM demande donc le retour du service téléphonique en français à Info Santé, en plus d’améliorations généralisées des soins en français.
Elle demande aussi à ce que le gouvernement entreprenne des démarches pour combler la pénurie de professionnels francophones et bilingues de la santé, soit en renforçant la capacité de l’Université de Saint-Boniface de former et de recruter des candidats à ses programmes [et] en entreprenant lui-même une campagne de recrutement dans les pays de la francophonie
.
La SFM souligne aussi l’importance de l’immigration pour la vitalité de la francophonie manitobaine et propose plusieurs mesures.
Elle demande ainsi au ministère du Travail et de l’Immigration de rétablir la cible en immigration francophone au taux de 15 %
, dans un effort de rattrapage et de redressement pour stabiliser et renforcer le poids démographique de la francophonie manitobaine
.
Atrium de la francophoniedans le bâtiment;
Dans son communiqué de presse, la SFM note qu’elle lance une campagne de mobilisation communautaire intitulée Votez en français, c’est notre avenir !
la semaine prochaine. Son but est d’encourager la communauté à tenir compte de ces priorités
aux bureaux de scrutin.
Sollicitée, la SFM n’a pas été en mesure de nous accorder une entrevue vendredi.
Les Manitobains sont appelés aux urnes le 3 octobre.
Source
https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2002747/bef-sante-immigration-sfm-election-manitoba
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