Publicado: 23 agosto 2024 a las 10:00 am
Categorías: Artículos
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Les lois Ferry de 1881 et 1882 ont rendu l’instruction obligatoire pour tous les enfants de 3 à 16 ans en France. Une instruction donnée traditionnellement à l’école, mais aussi grâce à des méthodes alternatives autorisées.

La pédagogie par la nature permet aux enfants de favoriser l’entraide – illustration Pexels
Temps de lecture:3 min
En France, le rôle de l’École au sein de la République a été renforcé durant la IIIe République, par la promulgation successive des lois Ferry, du nom du ministre de l’Instruction publique Jules Ferry. Ces lois visaient à rendre l’école publique gratuite et laïque, tout en rendant l’instruction obligatoire.
Cette instruction peut être donnée soit dans les établissements d’instruction primaire ou secondaire, soit dans les écoles publiques ou libres, soit dans les familles. En conséquence, si une grande majorité d’enfants reçoit une « instruction classique » dans les écoles, plusieurs méthodes d’éducation alternatives existent pour permettre à tous les enfants âgés de 3 à 16 ans de bénéficier d’une pédagogie traditionnelle ou alternative.
De nombreuses manières d’enseigner et d’instruire les enfants existent à ce jour dans les écoles sur le territoire français. On vous explique les plus répandues.
La méthode alternative la plus connue en France. Fondé par la pédagogue italienne Maria Montessori, le courant du même nom met l’accent sur l’autonomie de l’enfant, le respect de son rythme de développement, et l’apprentissage par l’expérience. La méthode Montessori est basée sur une étude de 50 ans de la spécialiste italienne qui a par la suite élaboré cette pédagogie sur les conclusions scientifiques, philosophiques et éducatives de son travail.
Les écoles Montessori sont présentes dans plusieurs pays du monde et répandues en France. Elles sont recensées par l’Association Montessori de France.
L’instruction en famille
Comme le stipulent les lois Ferry, chaque enfant de 3 à 16 ans est soumis à l’instruction obligatoire. Cette instruction peut notamment être donnée par la famille de l’élève et ce pour plusieurs raisons (état de santé de l’enfant, situation de handicap, enfant sportif de haut niveau, famille itinérante etc.).
Pour autant, en amont de la demande d’instruction en famille, les parents ou responsable de l’enfant doivent présenter le projet éducatif en « exposant de manière précise la situation propre à l’enfant motivant le projet d’instruction dans la famille », explique le service public.
Par ailleurs, l’enseignement de l’enfant fait l’objet d’un suivi méticuleux par les services municipaux. « L’objet de l’enquête est de contrôler la réalité du motif déclaré pour obtenir l’autorisation d’instruction dans la famille». Elle déterminera également si l’instruction en famille est compatible avec l’état de santé de l’enfant.
Selon le site officiel de la pédagogie Steiner-Waldorf, 2 500 élèves sont scolarisés dans une vingtaine d’écoles en France. Cette pédagogie est née sur les conceptions éducatives de l’Autrichien Rudolf Steiner, basée en grande partie sur l’anthroposophie, un courant pseudoscientifique ne se transmettant qu’entre adeptes qualifiés.
La méthode Steiner-Waldorf intègre les dimensions intellectuelles, artistiques, et manuelles. Elle accorde une grande importance à l’imaginaire, à l’art, et à la nature. « Fondées sur l’idée que l’enthousiasme et la confiance apportent sérénité et force aux enfants, les écoles alternatives Steiner Waldorf éveillent la joie d’apprendre et cherchent à respecter au mieux les rythmes de l’enfant », explique le site officiel du courant éducatif où les établissements français sont recensés.
Mise au point par les époux Élise et Célestin Freinet, tous deux pédagogues, cette méthode éponyme privilégie « l’implication active des élèves dans leur propre éducation » et favorise l’expression libre de l’enfant par le texte, le dessin ou encore le journal étudiant.
« L’enfant est acteur de son évaluation » expliquait le Journal des femmes, qui donnait un exemple de travaux : « l’enfant choisit la thématique de son choix (même si le sujet de l’exposé ne s’inscrit pas dans le programme officiel), s’investit dans une recherche documentaire, élabore un dossier et le présente devant la classe ». Après les retours de la classe, l’élève peut ainsi améliorer son travail puis s’examine dans une fiche autocorrective. D’ailleurs, les classes de ces écoles sont souvent qualifiées de « classes coopératives ».
À ce jour, une quarantaine de « forest-school » sont répandues aux quatre coins de l’Hexagone : de l’Ardèche aux Vosges, en passant par la Vendée, le Loiret ou même sur l’île de Ré. L’objectif de cette pédagogie dite « par la nature » est de reconnecter l’enfant avec la nature. Leur nombre ne cesse d’ailleurs d’augmenter dans le monde.
Ce courant pédagogique est cependant très répandu au Danemark et en Allemagne, où les populations sont moins urbaines qu’en France, où ce modèle nécessitant la nature est ainsi difficilement transposable. Les « forest-school » mettent en avant certaines pratiques comme l’observation, l’expérimentation et l’autonomie des enfants. Elles permettraient ainsi aux enfants de mieux appréhender certains risques, à se servir d’outils et à développer l’entraide.
Source
https://www.lardennais.fr/id632676/article/2024-08-22/rentree-scolaire-de-montessori-lecole-la-maison-voici-les-solutions
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