Publicado: 24 agosto 2023 a las 10:00 am
Categorías: Artículos
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Manon Allard Getty Images Au Québec, les élèves comptent une année de plus d’enseignement au primaire que les élèves français, rapporte l’auteur.
Par Yolande Brunelle
Je suis issue du milieu de l’éducation et, comme plusieurs, la pénurie d’enseignants, brûlant sujet d’actualité s’il en est un, m’interpelle. Comment apporter des solutions à court, à moyen et à long terme à la pénurie pour en réduire l’impact qui ne fait qu’augmenter d’une année à l’autre ?
Au début des années 2000, le gouvernement modifie le régime pédagogique et instaure ainsi des cycles d’apprentissage. Bien que ces cycles soient devenus la norme dans bien des pays à travers le monde, le curriculum, lui, est différent.
À titre d’exemple, vous pouvez consulter le tableau comparatif des systèmes d’éducation français et québécois que l’on retrouve sur le site Québec en tête : vous constaterez qu’au Québec les élèves comptent une année de plus d’enseignement au primaire que les élèves français.
À la fin de leur scolarité, les étudiants québécois auront donc effectué une année d’études supplémentaire ou deux s’ils étudient en éducation (BAC de quatre ans).
Or, ce constat indique que nos élèves pourraient fort bien bénéficier de cinq années d’enseignement au primaire qui pourraient être réparties en deux cycles : les 1re, 2e et 3e années composant le premier cycle, et les 4e et 5e années composant le 2e cycle.
Ainsi, tous les postes d’enseignants de 6e année pourraient être abolis en libérant du même coup plusieurs enseignants qualifiés et compétents capables d’enseigner à d’autres niveaux.
L’autre possibilité serait de transférer le contenu de la première secondaire en sixième année et de raccourcir le secondaire d’une année, comme le propose un de mes collègues. Le parcours scolaire ainsi modifié permettrait à nos étudiants d’accéder au cégep dès l’âge de 16 ans.
Il est par ailleurs évident qu’un tel virage exigerait une consultation, mais ne sommes-nous pas en négociations actuellement ? L’occasion est belle de tout mettre sur la table et de prendre le pouls des personnes directement concernées, c’est-à-dire les enseignants eux-mêmes. Si une telle proposition était bien reçue de leur part, elle pourrait s’appliquer rapidement dès septembre 2024.
Bien que quelques obstacles puissent survenir lors de la transition vers un changement majeur, l’idée est d’éliminer un niveau d’enseignement sans que cela ait de conséquences sur l’apprentissage des élèves.
De plus, le parcours scolaire des élèves du Québec s’arrimerait parfaitement avec celui des élèves français ainsi qu’avec ceux du Canada et des États-Unis.
Il faut cependant une réelle volonté politique pour effectuer un virage majeur en éducation. Aurons-nous ce courage ?
Source
https://www.ledevoir.com/opinion/idees/796675/education-et-si-la-solution-etait-dans-la-revision-du-parcours-scolaire
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